Worakls en format Risers

Elçé, cssJPG et Cookies, nos trois Risers, sont de retour à Montpellier depuis quelques temps et préparent déjà la suite avec une expo exceptionnelle courant octobre. En attendant, ils continuent à explorer, à rencontrer, à partager…

Worakls, auteur-compositeur-interprète de musique électronique français a accepté de bien vouloir répondre aux questions posées par Cookies, l’architecte digital de Rise Journey, dans la loge du R2 Rooftop de Marseille où il officiait avec Stereoclip et William Spleen.

À bientôt 30 ans, Kevin Rodrigues (alias Worakls) comptabilise déjà plus de 2 millions de vues sur Youtube pour ses compositions musicales sublimant la musique électronique grâce à une maîtrise de chaque note évoluant vers le style musical classique, du bout des doigts. Cet artiste, toujours en production, nous emmène toujours loin dans la puissance et la profondeur de ses morceaux, nous en dit un peu plus sur lui et ses projets à venir, enfermés entre les 4 murs de la loge, avec en fond sonore, Stereoclip aux platines.

Rencontre :

Rise Journey : Bonjour Worakls, merci de m’accorder quelques minutes pour répondre aux questions de Rise Journey. Peux-tu nous dire pourquoi tu t’es lancé dans ton milieu qui est celui de la musique ?

Worakls : Bonjour Cookies, c’est avec plaisir que je réponds à tes questions pour ce projet très intéressant.
Dans mon cas, la question du “pourquoi” ne s’est jamais posée. J’ai commencé la musique à l’âge de 3 ans, j’ai appris à parler en même temps que j’ai commencé la musique, c’est donc quelque chose de très naturelle qui a toujours été au centre de ma vie. Quand j’étais à l’école, je ne pensais qu’à une chose, rentrer chez moi pour produire.

R.J : Aujourd’hui ta notoriété est de plus en plus forte, quel est selon toi, la clé du succès ?

Worakls : La clé du succès ? Pour moi il y en a plusieurs. Premièrement, il y a la passion. La passion va te permettre de digérer beaucoup plus de travail, car le travail c’est l’essentiel. Même les personnes qui sont né avec un don ont dû travailler pour en arriver où ils sont aujourd’hui. Deuxièmement, faire ce que tu aimes. Car si tu fais quelques chose pour plaire à un tel, tu ne vas pas être aussi bon que si tu as produit quelque chose que tu aimes toi.

R.J : Dans la même continuité, que faut’il pour se démarquer en tant que musicien ?

Worakls : Je n’ai pas la présentation de dire que j’ai une méthode universelle. Pour la décrire, j’aime des musiques de tout horizon tel que des musiques classiques, musique de film, j’écoute quasiment que ça. J’aime aussi l’électro et l’énergie que cela véhicule. Tout en tas de chose en fait comme le Rock etc.. J’essaye donc de tout mélanger sans me perturber avec ce qui sort en ce moment.  Faire une complète abstraction des modes, de l’artiste qui est en vogue en ce moment. Il faut te focaliser sur ton environnement intime, de trouver ce qui te vient à l’esprit quand tu fais le vide dans ta tête. C’est ça qui doit être retransmis parfaitement, pas partiellement, mais vraiment comme toi tu le ressens. Quand tu arrives à sortir parfaitement ce que ton esprit imagine instinctivement ça ne peut être que bon, ça marche forcément. Je suis sûr de ça pour une raison, j’ai enseigné pendant un an dans un conservatoire, juste pour l’expérience.  Je donnais des cours de composition à des enfants d’environ 8 ans qui commençait à peine la musique. Quand j’utilisai cette technique là avec eux, d’arriver à vraiment faire le vide , et chanter quelques choses qui vient directement dans leurs têtes, ça marche instinctivement.

R.J : C’est donc une question de passion ?

Worakls : Exactement de passion et d’instinct.

R.J : Quel est, d’après ton ressenti sur ta vie d’artiste, le rapport entre l’art et l’environnement ?

Worakls : L’art retranscrit ce que tu as autour de toi. Si tu as des usines autour de toi, ta production ne sera pas très verte.. Pour la musique, il a ce qu’on appelle la musique organique. J’aime beaucoup jouer avec ça, c’est d’ailleurs pour ça que je ne suis pas très passionné par les machines. J’adore l’électro pour le support que ça représente, de ne pas être dépendant d’un instrument où de sa sonorité. Mais ça ne remplacera jamais le jeu organique d’une personne. Tout ce qu’on reproduit, c’est quelque chose qu’on connaît. Pourquoi dit-on qu’un morceau est aérien, qu’un morceau est champêtre ? Car tout est lié.  Notre esprit fait des connexions avec notre environnement. Pas spécialement la nature, avec notre environnement. Il le retranscrit dans n’importe quel art.

R.J : Pour conclure cette interview, as-tu des projets en cours ?

Worakls : Actuellement j’ai énormément de projet qui me tiennent à coeur. Avec Hungry 5(Le label monté par Worakls, N’to et Joachim Pastor) nous finissons notre tournée à l’Olympia le 15 septembre. J’ai aussi fait la bande son d’un documentaire pour Ushuaia, qui n’est pas encore diffusé, où nous avons gagné le prix de Deauville pour le meilleur documentaire. J’espère aussi finir mon album le mois prochain pour le sortir à la fin de l’année.
Ce qui enchaînera par une tournée française et européenne en 2019.

Liens event & billetterie Olympia

https://www.facebook.com/events/186148775422956/

https://www.olympiahall.com/evenements/hungry-5/

 

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